L’ombre des mots

 

Même sans lumière l’ombre des mots persiste

Seul rempart à la nuit noire quand elle s’installe ;

Elle s’étire et grandit, s’exprime et résiste

Face au vil ignorant qui rode tel un chacal.

 
Si l’ombre des mots  pénètre

Dans le jardin de vos délires,

En vous, vous sentirez naître

Un chant de mots, un chant de lyre.

 
Même sans pinceaux la couleur des mots flamboie

Seul fortin à l’obscure idée quand elle prêche,

Elle illumine et unit, estompe et se déploie

Face au vil ignorant inculte et revêche.

 
Si la couleur des mots ternie

Soyons poètes novateurs

Et projetons sur l’infini

Des verbes émancipateurs.

 
Même sans terre le bourgeon d’un mot germe

Ilot de verdure dans un désert qui s’étale,

Il éclate verdit, s’affirme et essaime,

Face au vil ignorant qui rôde tel un chacal.

 
Si les bourgeons des mots expirent,

Soyons les poètes qui osent

Le verbe nouveau qui s’inspire

De l’encre des métamorphoses.

 
Même sans nourrice la chair des mots se façonne

Florilège a une sève quand elle se dessèche

Elle pétrit, se renforce, murmure et tonne

Face au vil ignorant inculte et revêche.

 
Si la chair des mots s’expose

Aux radiations de l’ignorance

Soyons poètes virtuoses

Menant le verbe en transhumance.

Alain Mori – Patrick Dabard

Publié dans : Non classé | le 7 septembre, 2006 |Pas de Commentaires »

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