Femmes
Femme,
Pour moi ton corps est un temple
Qui brouille mon âme avec Dieu,
Il suffit que je le contemple,
Pour nourrir des desseins insidieux.
Pour moi ton corps est une église,
Où trônent deux seins généreux,
Vers lesquels se focalisent,
Mes prières aux accents langoureux.
Seule et unique terre promise,
Qui recèle des trésors délicieux ;
Je n’attendrais pas comme Moïse,
D’avoir le feu vert des cieux,
Pour accoster sur ce rivage
Peuplé d’ardentes promesses
Et m’enivrer du doux breuvage,
Jaillissant des monts de tendresse.
Mon regard s’attarde indiscret
Sur ces terres aux formes exquises,
Réceptacle des doux secrets
Et faite pour être conquises.
Accepte Ô Divin créateur,
Ma reconnaissance éternelle
Et pardonne au grand tentateur,
Qui m’invite à ses fêtes charnelles !
Dailleurs j’ai ouï dire que les anges,
Cueillent parfois les fruits défendus
Et que la nuit des soupirs étranges,
Aux quatre coins des cieux sont entendus.
Alors permet à l’humble mortel
De rendre hommage à la féminité,
En déposant sur ton autel,
Des offrandes de frivolités.
Femme,
Pour moi ton corps est une église
Où mon âme s’égare sans regrets ;
Un temple où se matérialise,
Un ciel chargé de tendres secrets.
Patrick Dabard