Femmes

 
 
 
Femme, 

    

Pour moi ton corps est un temple 

Qui brouille mon âme avec Dieu,

Il suffit que je le contemple,

Pour nourrir des desseins insidieux.

    

Pour moi ton corps est une église, 

Où trônent deux seins généreux,

Vers lesquels se focalisent,

Mes prières aux accents langoureux.

    

Seule et unique terre promise, 

Qui recèle des trésors délicieux ;

Je n’attendrais pas comme Moïse,

D’avoir le feu vert des cieux,

    

Pour accoster sur ce rivage 

Peuplé d’ardentes promesses

Et m’enivrer du doux breuvage,

Jaillissant des monts de tendresse.

    

Mon regard s’attarde indiscret 

Sur ces terres aux formes exquises,

Réceptacle des doux secrets

Et faite pour être conquises.

    

Accepte Ô Divin créateur, 

Ma reconnaissance éternelle

Et pardonne au grand tentateur,

Qui m’invite à ses fêtes charnelles !

    

Dailleurs j’ai ouï dire que les anges, 

Cueillent parfois les fruits défendus

Et que la nuit des soupirs étranges,

Aux quatre coins des cieux sont entendus.

    

Alors permet à l’humble mortel 

De rendre hommage à la féminité,

En déposant sur ton autel,

Des offrandes de frivolités.

    

Femme, 

    

Pour moi ton corps est une église 

Où mon âme s’égare sans regrets ;

Un temple où se matérialise,

Un ciel chargé de tendres secrets.

Patrick Dabard

Publié dans : ||le 8 septembre, 2006 |Pas de Commentaires »

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